Publié dans Economie

Inclusion professionnelle - L’insertion des personnes en situation de handicap reste problématique

Publié le vendredi, 02 janvier 2026

La situation socio-économique du monde professionnel malagasy fait face à un défi structurel majeur concernant l'exploitation optimale de son capital humain, particulièrement celui des citoyens vivant avec un handicap. Bien que des structures spécialisées, à l'image du Centre national de formation professionnelle des personnes en situation de handicap (CNFPPSH), injectent chaque année sur le marché du travail des profils qualifiés en informatique, en pâtisserie ou en menuiserie bois et métal, l'intégration réelle de ces talents demeure largement insuffisante. Ce décalage représente un manque à gagner significatif pour la croissance nationale, car une frange active et formée de la population reste exclue des circuits de production de richesse.

L'enjeu dépasse désormais le simple cadre social pour devenir un impératif financier : comment rentabiliser l'investissement public et privé consenti pour l'éducation si les barrières physiques et l'absence d’infrastructure adaptée empêchent l'accès aux postes de travail ? Les entreprises, bien que conscientes du potentiel de ce vivier de main-d'œuvre, hésitent souvent face aux coûts supposés des aménagements. Pourtant, l'apport de ces travailleurs dans des secteurs techniques cruciaux pourrait dynamiser la productivité des PME locales, à condition que l'environnement professionnel soit repensé pour devenir un véritable levier de performance économique plutôt qu'un obstacle à l'emploi.

Synérgie

La réussite de cette mutation vers une économie malagasy plus inclusive repose désormais sur une synergie entre le secteur privé et la vision politique de l'État, un signal que semble avoir capté l'exécutif actuel. Tsanta Ramiadamanana, responsable de la cellule insertion et orientation au sein du CNFPPSH, a d'ailleurs exprimer un certain optimisme, soulignant que les autorités ont déjà évoqué le sujet et a manifesté sa volonté de s'y pencher sérieusement. Pour les opérateurs économiques, la problématique principale réside dans l'inadaptation des locaux commerciaux aux normes d'accessibilité, ce qui freine le recrutement massif de personnes à mobilité réduite. Cependant, des solutions pragmatiques et peu coûteuses existent pour intégrer ces compétences sans perturber les équilibres budgétaires des sociétés. « Des aménagements simples, comme des horaires adaptés afin d’alléger les déplacements, peuvent être pris en compte à titre d’exemple », précise Tsanta Ramiadamanana pour rassurer les employeurs. En intégrant l'accompagnement psychosocial et des ajustements logistiques mineurs, le pays pourrait transformer ce défi en une opportunité de développement durable. Un entrepreneur de la capitale souligne d'ailleurs qu'une politique d'incitation fiscale pour les entreprises accessibles permettrait d'accélérer cette transition nécessaire pour que chaque citoyen contribue pleinement à l'essor financier du pays.



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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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